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Et si un autre journalisme était possible ?

« Par définition, il [l'écrivain, à entendre dans cet article aussi pour le journaliste] ne peut se mettre aujourd’hui au service de ceux qui font l’histoire : il est service de ceux qui la subissent. » Albert Camus 1

Le manifeste de XXI et le goût du débat

Le 10 janvier 2013 fera date pour tous les lecteurs de journaux un tant soit peu exigeants et pour tous les journalistes qui sont encore amoureux de leur métier. À l’occasion de la sortie de son vingt et unième numéro et pour fêter ses cinq premières années d’existences, la revue XXI 2 s’est fendue d’un Manifeste solaire, c’est le mot. Mettant en lumière les failles de l’espace médiatique contemporain, dominé par une publicité destructrice de sens et des impératifs économiques qui tuent le journalisme « utile », ce morceau de bravoure propose de refonder la presse autour de plusieurs grands axes : revenir au lecteur ; bannir la publicité ou au minimum retirer aux annonceurs le pouvoir direct et indirect qu’ils détiennent aujourd’hui ; faire revivre le journalisme d’enquête et de terrain ; surtout, redonner du sens et de la cohérence à ce métier indispensable pour former des femmes et des hommes réflexifs et curieux.

Contrairement à ce qui a pu se lire dans certains articles qui ont fleuris à la suite de sa publication 3, le Manifeste n’oppose pas le numérique au papier et ne donne pas une prépondérance à l’un sur l’autre. Il dit textuellement :

« En basculant sur Internet le journalisme ne change pas simplement de support, il change aussi de nature. Ce n’est ni une transposition ni une transmutation, c’est un autre média. » 4.

Il remet toutefois en question le modèle économique de la presse numérisée (avec autant de sévérité que pour la presse écrite) et expose une réalité souvent niée : Internet ne réglera pas tous les problèmes des journaux papiers. Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, les deux auteurs du manifeste, s’accordent même sur le fait que le journalisme numérique a un avenir mais qui n’est pas celui qu’on espère aujourd’hui 5.

Non content d’avoir lancé un débat passionné dans la presse et sur Internet, XXI a le goût de la contradiction et des échanges en proposant un suivi sous forme de revue de presse 6. Avant de discuter le fond du Manifeste et de la crise des médias qu’il dénonce, faisons un tour d’horizon des réactions qu’il a suscité.

Manifeste XXI

Le bruit médiatique

Commençons par souligner que, quelle que soit la qualité des interventions faisant écho au Manifeste, avoir réussi à lancer un débat d’envergure sur la place du journalisme dans notre société fragmentée, numérisée et accélérée me semble être une grande victoire pour XXI. Faire réfléchir, pas forcément avec soi mais aussi contre soi, était à mon sens le premier objectif d’une prise de position courageuse à l’heure où les critiques sur la concentration de la presse (entre les mains de quelques grands groupes et de quelques riches patrons) demeurent souvent cantonnées aux marges des médias.

Débat donc, mais pas toujours de haute volée. Lecteur de Bourdieu 7, tout comme Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, on ne peut s’empêcher de sourire quand les propositions de XXI deviennent de fait des informations circulants circulairement. Il existe ainsi des sites qui se sont contenté de transmettre sans analyse (ou alors pas les leurs) et sans pause (parlant parfois du Manifeste avant sa sortie !) ce qu’ils pensaient être une énième polémique attrayante pour leurs lecteurs 8. Ce type de transfert d’information à certes son intérêt : toucher un public plus élargit et à une vitesse défiant toute concurrence… mais à quel prix 9 ?

La plus grosse dérive qui a suivi la publication du Manifeste est tout autre. Il s’agit d’une cristallisation des débats autour de la querelle bien connue entre le journalisme numérique et le journalisme papier. Cette fracture papier/numérique se rencontre aussi dans le monde de la littérature, de l’édition ou de la musique et oppose souvent des avis tranchés et peu constructifs : pour un journalisme totalement dématérialisé et basé sur des données pures contre un journalisme totalement matériel, supérieur et sans faille. Pierre Haski avait prévenu sur Rue89, il ne fallait pas rejouer la querelle « entre Anciens et Modernes » 10. Il n’a malheureusement pas été écouté. De nombreux articles ont en effet critiqué la position « anti-numérique » 11 du Manifeste et l’ont réduit à une attaque revancharde et passéiste des vieux journaleux du papier contre l’inexorable poussée d’Internet 12.

Passons sur ceux qui présentent l’action de XXI comme un « coup de comm’ » 13, qu’ils ont au demeurant réussi en mettant en avant une information profonde, intelligente et dont l’utilité est incontestable. Des « coups de comm’ » comme ça, je les appelle plus simplement de beaux débats de société. Ne nous appesantissons pas non plus sur ceux qui accusent le journal de soutenir une argumentation « pro domo », c’est à dire qui légitimerait la revue par le Manifeste 14. Ce dernier, les auteurs l’expliquent, est le produit d’une réflexion engagée avec XXI et faire le rapprochement entre la volonté de reproduire un modèle qui marche et un « manifeste » visant à promouvoir ce-même modèle ne satisfera que ceux qui défoncent les portes ouvertes.

Au final, beaucoup de bruit médiatique et peu de débat d’idées 15. Quelques papiers amoureux 16 et quelques frontières traversées 17 contrebalance une réception comme on l’a vu très critique, parfois paternaliste 18, parfois savamment argumentée 19. Au moins, sur les milliers de lecteurs informés de l’existence du Manifeste quelque-uns auront peut-être la curiosité de s’informer directement à la source.

Le déclin de la presse

Le constat de XXI c’est aussi celui de Diffractions. La presse et plus encore la presse en ligne s’effondre et avec elle la possibilité de voir les citoyens informés de manière correcte. En Belgique francophone peut-être plus qu’en France cette situation est criante. Sans même parler des journaux gratuits truffés de publicité et à la ligne éditoriale souvent beaucoup plus définie qu’on ne le pense, les « grands » journaux sombrent de plus en plus dans les affres de l’information low cost. Leurs rédactions en ligne jonglent entre les dépêches AFP et Begla, les « scoops » sensationnels (qui n’en sont pas en réalité puisque tous les journaux annoncent les mêmes) et la peopolisation à grand renfort de télé réalité et du culte de la « petite phrase ».

Le Soir, La Libre Belgique et La Dernière Heure, autant de journaux qui ont abandonné ou qui abandonnent de plus en plus l’idéal d’un journalisme de qualité au profit de la rentabilité et de « ce que veulent les gens ». C’est à dire des personnalités escortées par des paparazzis, des crimes sanglants d’ici ou d’ailleurs ou encore des idées simples, surtout pas trop complexes. Comme en France ces titres suivent l’avis de leur service marketing : « il faut adapter l’information à notre lectorat ciblé ». Résultat ? En 2001, les ventes chutent, comme en 2009 ou en 2011 20. Résultat ? Des restructurations en pagaille, des journalistes laissés sur le carreau, des quotas d’articles à publier dans plusieurs journaux différents par les même pigistes réduit au statut d’automate 21.

En allant plus loin, la nature profonde du journaliste est en train de changer radicalement. L’exigence de style se perd, peut-être parce qu’une information rapide est difficilement compatible avec l’idée de « plume ». Transmettre, faire circuler à la vitesse de la lumière, ne permet pas un recul suffisant pour travailler la narration du récit, ce qui devrait pourtant être l’une des dimensions principales d’un journalisme de qualité. On m’opposera que l’écriture journalistique n’est pas réductible à l’écriture littéraire et ne doit pas s’obscurcir dans un langage trop alambiqué.

Or, c’est oublier que beaucoup de grands journalistes ont-été écrivains, et pas seulement du sommet de leur tour d’ivoire mais en allant directement au contact d’une réalité sombre et dure. Les enquêtes vécues de George Orwell chez les mineurs écossais (Le Quai de Wingan), les mendiants londoniens et parisiens (Dans la dèche à Paris et à Londres) ou pendant la guerre d’Espagne (Hommage à la Catalogne) auraient-elles connu un tel destin si Orwell n’avait pas possédé un réel talent pour raconter des histoires ? Combat aurait-elle été la même revue sans le style d’Albert Camus ? Je considère, certes, des exemples « extrêmes » mais lire un auteur anonyme du Soir ou du Monde à leur âge d’or permet de se faire une idée de la baisse constante de qualité stylistique de la presse. Je n’ose même pas parler des journaux gratuits ou des textes en lignes (où il arrive souvent que l’auteur disparaisse purement et simplement au profit de la rédaction numérique). Il y a bien sûr des exceptions et tant mieux ! C’est notamment parce qu’il possède une qualité littéraire que le Monde Diplomatique jouit encore d’une excellente réputation ou que des titres comme Le Monde et, dans une moindre mesure, Le Soir, parviennent à conserver, difficilement, une position de référence dans le champ médiatique.

Dans la droite ligne de ce constat, la presse souffre d’une perte de profondeur particulièrement inquiétante. L’information, parce qu’elle doit être immédiatement compréhensible, doit arriver prémâchée dans la bouche du lecteur. Seulement, il existe un gouffre entre une information « prémâchée » et une information contextualisée et éclairée par le travail d’un journaliste. Un monde complexe ne peut être régi par des lois simples et des événements complexes ne peuvent être expliqués par une information simplifiée. Un raisonnement pour le moins étrange a poussé de nombreuses personnes à penser que la démocratisation des médias devait passer par un échelonnement par le bas de la qualité du contenu. C’est donc partir du principe que (1) le nouveau lecteur est par définition plus stupide que l’ancien et que (2) l’apprentissage lié au savoir, à la culture et à la citoyenneté n’a pas la mission du journalisme. L’ironie moderne : voir la logique du Marketing et du Consommateur Roi supplanter la pensée des Lumières.

La guerre que le président François Hollande réduit à une lutte contre le « terrorisme » 22 et contre ce que son ministre des Affaires Étrangères appelle la mise en place « d’un État terroriste » 23, nous fournit un exemple de traitement tout à fait sommaire d’une situation géopolitique complexe. Le rôle des Touaregs dans la région, qui est fondamental, mérite pour Le Monde.fr tout juste un article et en zone abonnée 24. Le reste ? Des micros trottoirs à Bamako 25, une carte géopolitique incomplète 26 et la terrible attaque de spams viraux que subissent plusieurs médias et institutions occidentales à la suite de l’entrée en guerre de la France 27. La critique des médias contemporains c’est d’ailleurs beaucoup appuyée sur la lecture partiale des conflits par les médias depuis les années 1970, relisons Serge Halimi et Dominique Vidal 28 ou Noam Chomsky 29 !

Le problème du temps et de l’espace : papier & numérique

Le débat lancé suite au Manifeste a presque entièrement éludé l’un des points essentiels évoqué par Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, notre rapport au temps. L’opposition spécieuse entre numérique et papier découle, à mon sens, d’une méprise terrible qu’entretiennent les magnats de la presse généraliste : l’information possède une nature fixe. Or, c’est justement sa temporalité qui va définir la nature d’une information. La course à la connaissance instantanée parait normale aujourd’hui, comme s’il allait de soi que l’information brute, c’est à dire le fait événementiel, résume à lui tout seul la matière sur laquelle travaille le journalisme. Il faudrait être fou pour ne pas apprécier l’évolution des capacités techniques de l’être humain et ses progrès communicationnels dont Internet est une des plus belles réalisations. Mais il faudrait l’être encore plus pour accorder à une dépêche d’agence une valeur, un sens, proprement journalistique.

Un quotidien, s’il se contente de transmettre des données et de n’être qu’un médium, finira inexorablement par disparaître sous les rafales d’informations produites, partagées et twittées sur Internet. Le temps court aujourd’hui, c’est le Net. Cela, les journaux l’ont compris. Seulement, ils ont pensé pouvoir importer un modèle papier sur la toile, comme si ce modèle était universel et allait fonctionner de la même manière sur un média différent. L’expérience a démontrée l’irréalisme de cette démarche. Il est particulièrement amusant que personne n’ait pensé que la publicité, qui conditionne la survie des-dits journaux, serait tout simplement évitable 30 sur Internet, détruisant par là même l’un des plus grands fléaux visuels liés à la révolution industrielle : la commercialisation massive du regard humain.

Si l’information ne possède donc pas de valeur propre, le lecteur la traitera comme une simple « data » (donnée) et passera à autre chose. Le web-lecteur ne correspond pas au lecteur « classique », il n’a ni les mêmes comportements, ni les mêmes attentes 31. Ce qui fera toujours la différence entre un article intéressant et un article low-cost tient en un mot : contenu. Internet offre des possibilités inégalées à ce niveau mais ne doit pas être considéré comme un nouvel Eldorado qui anéantira le papier. Une version de journal matériel possède des propriétés, sensitives (touché, odeur, texture, etc.) et cognitives (concentration, niveau de profondeur de la lecture), auxquelles son pendant sur Internet ne peut prétendre. Inversement, le web journalisme offre des possibilités de mélange des moyens d’expression, vidéo, sonore et écrit, tout à fait inédit.

Conclusion : pour une refondation de l’espace médiatique au XXIème siècle

Un journaliste, qu’il travaille sur le terrain ou derrière un ordinateur, est un être de chair et de sang, raisonnant et éprouvant des sentiments variés et pas des machines comme ils tendent à le devenir de plus en plus 32. Je suis glacé d’entendre un professeur de journalisme affirmer :

« Mais votre article va se faire placardiser ! Et puis vous savez, le journalisme, c’est bien peu de choses à part une manière de mettre en scène le réel » 33.

Je frissonne chaque fois que j’entends qu’une faculté ou un département de journalisme a été renommé en faculté ou département de communication. Les journalistes qui désirent, comme moi, un monde où les citoyens seront correctement informés et ou la presse sera redevenue « utile » au plus grand nombre doivent comprendre que le changement ne peut pas venir de l’extérieur de l’espace médiatique mais bien de leurs actions, petites ou grandes. Le système des blogs associés aux grands sites d’information a par exemple produit un drôle de paradoxe : certains journalistes créent un média de qualité greffé sur le site d’un journal connu mais à l’éclat terni. La qualité du blog surpasse alors celle du média dont il est sensé dépendre. Ainsi lire un article de Philippe Ridet est un régal même si le monde politique italien ne vous passionne pas, comprendre la galaxie des Droite(s) extrême(s) devient presque un plaisir et suivre la sortie des derniers papiers de Jean-Marc Manach une obsession 34.

Diffractions découle, à une échelle bien modeste, de cette volonté de changement. Il nous faut penser en agissant et révolutionner le journalisme en croyant, comme c’est souvent le cas, qu’un mieux existe et nous est accessible. Le Manifeste apportera peut-être à quelques journalistes cette douce brise chargée d’énergie et murmurant le nom du renouveau.

(En entête, couverture de l’Aurore du 13 janvier 1898, domaine public ; image dans le corps de texte, couverture du Manifeste du 10 janvier 2013 de XXI, crédit à la revue XXI)

Notes:

  1. CAMUS, Albert, Discours de Suède, Gallimard/Folio, [1958], 1997, page 16.
  2. Cette revue repose sur un rythme différent de celui de la presse traditionnelle, elle est publiée tout les trois mois en grands formats, sans publicité, regorge de reportage originaux, stylisés et illustrés, donne une place aux « autres journalismes » comme le reportage en bande-dessiné ou les enquêtes photo-journalistique, enfin elle réussi l’exploit d’être bénéficiaire uniquement grâce à ses lecteurs. Le prix de ce bijou : 15€50 par numéro. Le site de XXI.
  3. Un exemple : YEAL, « La revue XXI publie un manifeste pour « un nouveau journalisme » antinumérique », toutelaculture.com, 10/01/2013.
  4. Le Manifeste est disponible dans le dernier numéro de XXI : XXI, n°21, 10/01/2013. La citation est tirée de la page 5.
  5. Je conseil également le visionnage de cette émission de France Info : «  Le manifeste de la revue XXI pour un « autre journalisme », Les choix de France Info, 07/01/2013.
  6. Voir ici.
  7. BOURDIEU, Pierre, Sur la télévision suivi de L’Empire du journalisme, Raison d’agir/Liber, 1996, 95 pages.
  8. Voir l’archétype : LUTAUD, Bénédicte, « Comprendre la polémique sur l’avenir de la presse », Quoi.info, 09/01/2013, 19h35 ; le copiste : LUTAUD, Bénédicte, « Comprendre la polémique sur l’avenir de la presse », LaDépêche.fr, 09/01/2013, 20h35 ; et le coursier des agences de presse : « Pour ses cinq ans, la revue « XXI » plaide pour un « autre journalisme » », AFP/LePoint.fr, 05/01/2013 qui se paye le luxe d’interviewer un historien des médias et un sociologue en autant de lignes… à non pardon, c’était l’AFP.
  9. Autre exemple avec des quotients gratuits qui soit titre de manière mensongère (voir HOBALLAH, Rania, « XXI déclare la guerre au journalisme numérique », Metro, 10/01/2013), soit mène une interview extrêmement sommaire avec un Patrick de Saint-Exupéry un peu trop complaisant (voir COFFIN, Alice, « Les « Men in black » ont volé les journaux », 20 Minute, 09/01/2013).
  10. HASKI, Pierre, « Manifeste XXI : attention à ne pas rejouer les Anciens et les Modernes », Rue89, 06/01/2012.
  11. Je reprends l’expression au papier de toutelaculture.com cité plus haut.
  12. À divers degrés : GIRET, Vincent, « Le journalisme sur son « XXI » », Libération, 04/01/2013, METTOUT, Eric, « Le cas XXI », Nouvelle formule (un blog hébergé par L’Expresse), 08/01/2013 et GROUSSARD, Véronique, « Presse : XXI relance le débat », Le Nouvel Observateur, 10/01/2013.
  13. GROUSSARD, Véronique, « Presse : XXI relance le débat », loc.cit.
  14. DANA, Jean-Yves, « Pour un « autre journlisme » », La Croix, 11/01/2013 et Serge Michel, directeur adjoint des rédactions du Monde cité par ANIZON, Emmanuelle, ROCH, Jean-Baptiste et TESQUET, Olivier, « Manifeste de “XXI” sur le journalisme : “Télérama” fait réagir les médias mis en cause », Télérama.fr, 11/01/2013.
  15. Cet article, même si je ne partage pas forcément ses vues, est à mon avis le plus aboutit : THOMAS, J. C., « XXI, la presse, l’entreprise et le digital – retour à la vraie valeur, le contenu », Réflexion sur le digital – dans repères dans le mouvement permanent, 14/01/2013. Voir aussi : ABBIATECI, Jean, « [débat] Etudiants en journalisme à l’ère numérique », Papier et brouillon. Datajournalisme & Cie, 10/01/2013.
  16. « Un autre journalisme est possible », La Plume d’Aliocha, 10/01/2013 et BERNARD, Martin, « Manifeste pour un autre journalisme », AgoraVox, 14/01/2013.
  17. STEVAN, Caroline, « Et si la presse faisait fausse route ? », LeTemps.ch, 09/01/2013 repris sur LeSoir.be, 09/01/2013.
  18. La palme pour cette article de Libération qui démontre une hostilité bien plus marquée que celle des autres journaux français : SCHNEIDERMANN, Daniel, « Et si le manifeste de « XXI » tirait à côté ? », Libération, 14/01/2013.
  19. « Je n’avais pas signé pour ce journalisme web », Journalisme web for the win, 10/01/2013. Voir aussi : « Manifeste XXI, pourquoi ignores-tu le journalisme narratif numérique ? », Journ@lisme(s), 13/01/2012. À la suite de ce dernier article, on peut trouver une discussion fort intéressante entre Laurent Beccaria et l’auteur.
  20. « Vente des journaux en recul », BELGA/LaLibre.be, 13/11/2001, « La vente des journaux francophones en baisse », BELGA/LaLibre.be, 07/11/2009, « La baisse des vente se poursuit pour les journaux francophones », BELGA/RTBF.be, 05/08/2011. Trois constats terribles pour la presse belge, trois dépêche Belga copiée/collée.
  21. À titre d’exemple : LEHERTE, Odile, « La presse écrite en crise : Benoît Grévisse (UCL) a répondu à vos questions », RTBF.be, 17/01/2012.
  22. « Hollande : l’opération au Mali « n’a pas d’autre but que la lutte contre le terrorisme » », AFP/AP/Reuters/LeMonde.fr, 12/01/2013.
  23. « Mali: les islamistes voulaient « installer un Etat terroriste », selon Fabius », AFP/L’Expresse, 11/01/2013.
  24. BOLLEY, Pierre, propos recueillis par FOLLOROU, Jacques, «  »Le risque est grand de voir Bamako mener de larges représailles contre les Touareg » », LeMonde.fr, 15/01/2013. Et encore, puisqu’il s’agit d’une intervention d’un universitaire.
  25. « A Bamako, « François Hollande devient un héros populaire » », LeMonde.fr, 15/01/2013.
  26. « La carte des combats à Konna et dans sa région », LeMonde.fr, 13/01/2013.
  27. SZADKOWSKI, Michaël, « Mali : attaque de spams contre les médias et la diplomatie française », Rézonance (blog hébergé par LeMonde.fr), 14/05/2013.
  28. HALIMI, Serge et VIDAL, Dominique, L’opinion publique ça se travail… Les médias, l’OTAN & la guerre du Kosovo, Agone/Comeau & Nadeau, 2000, 94 pages.
  29. Voir, entre autres exemples dans son œuvre : CHOMSKY, Noam, De la guerre comme politique étrangère des États-Unis, Agone, 2004, 280 pages et certains chapitres de CHOMSKY, Noam et HERMAN, Edward, La fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, Agone, 2009, 669 pages.
  30. Voir ici.
  31. Voir cet excellent article : GUILLAUD, Hubert, « Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures », internetactu.net, 04/01/2013.
  32. Cet article devrait servir d’introduction à tous les cours de journalisme : EUDES, Yves, « L’actu automatique », Le Monde, 15/11/2012.
  33. Michel Strulovici cité par ENDEWELD, Marc, « Michel Naudy, «le recordman des placards» », Acrimed, 15/01/2013.
  34. Campagne d’Italie, Droite(s) extrême(s) et Bug Brother. Malheureusement ce système à aussi ces ratés avec des analyses très partisanes sur l’Amérique Latine ou des chroniques « politiques » d’une indigence intellectuelle rare pour ne citer que ces deux exemples.

À propos de l'auteur

Étudie les sciences politiques à l'Université Libre de Bruxelles, passionné par la littérature, les sciences humaines et la philosophie.